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L'application de traçage des contacts, TousAntiCovid, passe la barre des 10 millions de téléchargements,
Mais beaucoup de choses restent encore à améliorer pour satisfaire les utilisateurs

Le , par Olivier Famien

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Voici maintenant un peu plus d’un mois que l’application TousAntiCovid a pris le relais de StopCovid et le moins qu’on puisse dire c’est que TousAntiCovid semble être mieux accueillie par le public que son prédécesseur StopCovid. En effet, Jean Castex, le Premier ministre du gouvernement français a annoncé ce week-end sur son compte Twitter que « plus de 10 millions de personnes ont déjà téléchargé et activé l’application TousAntiCovid ». Il ajouta que « c’est un maillon essentiel de notre stratégie pour nous protéger et protéger nos proches ». À ceux qui n’ont pas encore installé et activé l’application, Castex adresse une invite à le faire en se rendant sur la page https://bonjour.tousanticovid.gouv.fr/. Il acheva sa déclaration en affirmant que « Plus nous serons nombreux à l’utiliser, plus elle sera efficace pour limiter la transmission du virus ».


Dans ces 10 millions d’utilisateurs imputés au compte de TousAntiCovid, il faut préciser que 2,5 millions étaient déjà des utilisateurs de l’application StopCovid qui a été mis à la disposition du public depuis le mois de juin. Ce sont donc 7,5 millions d’utilisateurs qui se sont appropriés l’application TousAntiCovid en un peu plus d’un mois de service.

Au vu de ces récents chiffres, le gouvernement français peut donc se féliciter d’avoir changé la dénomination de l’application StopCovid en TousAntiCovid. Comme son prédécesseur, TousAntiCovid permet d’alerter les utilisateurs qui ont pu être en contact rapproché avec un utilisateur testé positif au COVID-19. Elle utilise le signal Bluetooth de l’appareil mobile pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Après avoir vérifié le contact prolongé avec l’utilisateur testé positif, l’application envoie une notification à l’utilisateur sain sur le fait qu’il a été en contact avec un utilisateur infecté et qu’il court le risque d’être contaminé.

En plus du changement de nom qui a été apporté à StopCovid, la nouvelle application TousAntiCovid est venue avec les améliorations suivantes :

  • un environnement visuel et une ergonomie optimisés avec un accès instantané à toutes les fonctionnalités de l’application ;
  • un centre d’informations, qui vous propose des informations sur la situation épidémiologique en France ainsi que des actualités en lien avec la lutte contre l’épidémie (exemple : mesures mises en place par les autorités nationales et locales) ;
  • une plus grande transparence avec la publication automatique et régulière des chiffres l’utilisation de l’application ;
  • l’accès à DépistageCovid, la carte des centres de dépistages actualisée et avec des informations sur les temps d’attentes remontées par les utilisateurs ;
  • l’accès à MesConseilsCovid pour avoir des conseils personnalisés ;
  • l’accès facilité à l’attestation dérogatoire de déplacement pour les zones concernées par le couvre-feu.


Dans le souci d’améliorer l’efficacité de TousAntiCovid, le gouvernement a pris un nouveau décret qui change désormais les critères de détection d’un contact. Dans sa première mouture, l’Application TousAntiCovid prenait en compte tout utilisateur qui avait été en contact « à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes » avec un autre utilisateur. Depuis hier, ces conditions ont changé. L’application considère maintenant qu’un utilisateur a été en contact avec un autre quand :

  • soit, il a été en contact avec ce dernier à une distance inférieure ou égale à un mètre pendant cinq minutes ;
  • soit, il a été en contact avec celui-ci à une distance supérieure à un mètre et inférieure ou égale à deux mètres pendant quinze minutes.


Avec ce changement, il est fort évident que le nombre de notifications émis par l’application risque de grimper.

Si l’application TousAntiCovid commence à faire son chemin au sein de la population, il n’en demeure pas moins que plusieurs problèmes restent encore à résoudre. En effet, sur le Play Store, plusieurs utilisateurs se plaignent d’arrêts intempestifs de l’application.


Sur iOS, le problème de communication entre les iPhone demeure. En effet, sur iOS, lorsque les applications TousAntiCovid tournent en arrière-plan sur les iPhone de deux personnes qui se trouvent à proximité l’une personne de l’autre, les applications n’arrivent pas à communiquer entre elles.

À ces problèmes, il faut également ajouter que l’application TousAntiCovid qui s’appuie sur le Bluetooth ne sait toujours pas faire la différence entre les personnes situées à moins d’un mètre et celles situées à plus d’un mètre. Des alertes basées sur de fausses détections pourraient être générées. Enfin, vu que l’application TousAntiCovid utilise toujours un protocole centralisé, elle n’est donc pas interopérable avec l’application développée conjointement par Apple et Google ainsi que les applications tierces. La résultante est que si vous quittez la France, TousAntiCovid ne vous servira pas à grand-chose. Il va falloir installer une application tierce si vous souhaitez être alerté via une application de contact tracing.

Source : Jean Castex, Legifrance

Et vous ?

Avez-vous déjà testé TousAntiCovid ? Quelles sont les forces et les faiblesses que vous lui reconnaissez ?

À votre avis, TousAntiCovid pourra-t-il atteindre son objectif en termes d’efficacité dans le traçage des contacts ?

Voir aussi

Covid-19 : la technologie de traçage de contacts Apple-Google suscite l’intérêt dans 23 pays, mais les autorités ne devraient pas exiger des numéros de téléphone des utilisateurs
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/06/2021 à 18:20
Application TousAntiCovid et Pass sanitaire : les informations personnelles et médicales sont disponibles en clair,
prévient Christian Quest

Mercredi 9 juin, la France va passer à une nouvelle phase du déconfinement, notamment avec la réouverture totale des bars, cafés et des restaurants, mais aussi des salles de sport et des stades. Les entreprises retrouveront une certaine marge de manœuvre au sujet du nombre minimum de jours de télétravail par semaine, comme l'a indiqué Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion annonçant la fin du télétravail à 100 %. Pour sa part, l’heure du couvre-feu sera repoussée à 23 heures, au lieu de 21 heures.

La Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) a annoncé « qu'à compter du 9 juin 2021, un pass sanitaire sera mis en place de façon temporaire pour accompagner les Français au retour à une vie normale tout en minimisant les risques de contamination. Il ne sera pas obligatoire et ne sera pas nécessaire pour toutes les activités relevant de la vie quotidienne : lieu de travail, grandes surfaces, services publics ou encore restaurants et cinémas. Il sera exigé pour participer à des événements accueillant plus de 1 000 personnes où le brassage du public est plus à risque au plan sanitaire : grandes salles de spectacle, événements sportifs ou culturels, festivals, foires et salons... ».

Dans cette optique, l'application TousAntiCovid dispose d’un carnet des tests et vaccinations, qui pourront servir dans le cadre des pass sanitaires. Pour mémoire, en avril, une fonctionnalité a été ajoutée à l'application de suivi des contacts TousAntiCovid. Appelée TousAntiCovid-Carnet, cette dernière vous permet d'ajouter les résultats de vos tests PCR et antigéniques dans l'application pour les présenter à un tiers. Elle permet également d'ajouter la preuve de votre vaccination, notamment votre certificat de vaccination, ce qui vous permettra de prendre l'avion ou d'aller à l'étranger.

Christian Quest (porte-parole d’OpenStreetMap France, entre autres), note que « cette application qui avait promis, craché, juré qu’elle ne contiendrait pas de données personnelles vient donc de revenir très discrètement sur ses promesses ». Selon lui, « les différents QRCode et 2D-DOC présents sur les certificats papier (y compris ceux que l’on peut récupérer sur https://attestation-vaccin.ameli.fr/attestation) contiennent des données personnelles et des données de santé ».

Sans compter que « ces données sont en “clair” pour qui sait extraire de ces codes-barres les données qu’ils contiennent, car rien n’est chiffré même si ce n’est pas lisible par un humain ». TousAntiCovid (et toute autre appli qui les scannera) a donc accès à leur contenu lorsque l’on ajoute ce certificat dans l’application et traite donc de ce fait des données à caractère personnel et plus seulement des données pseudonymisées.

À ce propos, en rappelant que les données doivent « être limitées à ce qui est nécessaire (principe de minimisation) », la CNIL avait prévenu en avril que la nouvelle fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet doit notamment respecter les garanties suivantes :
  • l’utilisateur doit pouvoir en garder le contrôle ;
  • le certificat doit être accessible également au format papier ;
  • les données doivent être exactes, certifiées par une autorité et leur intégrité doit être garantie ;
  • les données contenues dans le certificat doivent être limitées à ce qui est nécessaire (principe de minimisation) ;
  • les autorités qui vérifieront le Datamatrix ne doivent pas avoir accès aux données de santé qui ont permis sa délivrance et ne doivent, en aucun cas, générer la création d’une base centralisée de données ;
  • des mesures de sécurité doivent être apportées (données chiffrées, intégrité vérifiée, audits des systèmes d’information, etc.).

Un risque accru de vol d'identité

Dans un billet intitulé « Pass sanitaire et vie privée : quels sont les risques ? » publié sur Broken By Design, Florian Maury et Piotr Chmielnicki ont tenté de mettre la lumière sur le pass sanitaire. Ce document « vise à mettre au jour de fausses informations diffusées par certains membres du gouvernement, à expliquer et à illustrer pourquoi le pass sanitaire, tel qu’il est conçu, met en danger la vie privée, mais aussi des données médicales des citoyens. En outre, il accroit le risque de vol d’identité ».

« Le pass sanitaire est présenté sous la forme d’un code-barre en deux dimensions, appelé datamatrix. Ce code barre, comme son nom l’indique, encode des informations. Il est en cela similaire aux codes barres des produits que vous achetez en grande surface, et que vous passez à la caisse. Il est juste en deux dimensions et contient plus d’information. Au lieu d’un numéro qui sert à indiquer à la caisse enregistreuse la nature du produit que vous achetez, ce qui lui sert à connaitre le prix à imputer, le code-barre du pass sanitaire contient vos informations personnelles et des informations relatives à la vaccination. L’encodage de ces informations ne constitue pas une mesure de protection des données puisque n’importe qui équipé d’un dispositif de lecture de code-barres peut acquérir les données qui ont été encodées. Le pass sanitaire ne fait pas exception.

« D’après le site Service Public.fr, le pass sanitaire contient les informations suivantes :
  • nom, prénom ;
  • date de naissance ;
  • type de certificat et résultat éventuel (test PCR ou antigénique ou vaccination première et seconde dose) ;
  • type de vaccin le cas échéant ;
  • date et heure du certificat.
  • Le site gouvernement.fr indique la même liste.

« Nous avons analysé le contenu du pass sanitaire, à l’aide d’outils grands publics, trouvables sur n’importe quel Store d’applications, comme le Google Play Store ou l’Apple Store. Par exemple, Barcode Scanner de ZXing Team sur le Google Play Store.

« Nous affirmons que la liste dressée par les sites gouvernmentaux est incomplète.

Le pass est composé de 3 types d’informations :
  • des informations techniques, qui permettent de vérifier l’authenticité du pass sanitaire ; on y retrouve des informations sur l’émetteur du pass sanitaire, ainsi que la date d’émission, et le sceau d’authenticité (une signature numérique) ;
  • des informations personnelles : nom, prénom et date de naissance ;
  • des informations de santé : le type de molécule injectée, le nom du vaccin reçu, le nombre de doses reçues, la date de vaccination et si ce nombre est suffisant pour être protégé de manière optimale pour la personne vaccinée.



« Au-delà de ces informations de santé, il est également possible d’inférer des informations de santé encore plus privées sur certains citoyens : ont-ils déjà été infectés par la COVID-19 (besoin que d’une seule dose) ? Sont-ils immunodéprimés (besoin de trois doses) ? Sont-ils parmi les citoyens prioritaires pour recevoir des injections tôt dans le calendrier vaccinal ?

« Ces informations dépassent largement le cadre et la finalité du pass sanitaire ».

Qu'en est-il du code QR ?

En janvier, dans un document édité par le Comité de contrôle et de liaison covid-19 (CCL-Covid), chargé de conseiller le gouvernement sur les dispositifs numériques de lutte contre la pandémie, il était prévu une nouvelle fonctionnalité à l’application française TousAntiCovid : l’utilisation de codes QR comme dispositif de traçage des contacts. Ils seraient placés à l’entrée des lieux clos, comme les restaurants et les transports en commun.

CCL-Covid a expliqué que « de manière simplifiée, un code QR sera positionné à l’entrée de certains lieux à risque (liste des lieux en cours d’identification en lien avec SPF [Santé publique France, NDLR]). La personne flashe ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu. Si une personne, qui a été dans le même lieu sur la même plage horaire, se déclare dans l’application, la personne ci-avant reçoit une notification de contact warning, dit à ‘risque modéré‘ (impliquant la surveillance des symptômes, etc.). Si trois personnes se sont déclarées, et étaient sur la même plage horaire, alors la personne reçoit une notification classique de contact tracing à ‘risque élevé’. »

Aussi, en plus du 2D-DOC, un QR-Code « classique » est présent sur les attestations de vaccination. Là encore, il est lisible par n’importe qui et contient un lien de la forme :

https://bonjour.tousanticovid.gouv.fr/app/wallet?v=DxxxxxxxCette URL contient l’ensemble des informations du 2D-DOC (après le wallet?v=), sans protection particulière. Sur Twitter, le compte TousAntiCovid explique : « L'ajout d'un QR Code sur le document permet notamment un scan simplifié avec de nombreux smartphones sans ouvrir immédiatement l'application TousAntiCovid. Le Deeplink qu'il contient offre également plus de liberté pour l'intégrer dans certains services web ».


Et TousAntiCovid-Verif, le système de vérification à l'intention de certains professionnels ?

TousAntiCovid-Carnet s’inscrit dans la stratégie du passe sanitaire, qui sera obligatoire dans certaines situations, à commencer par les événements qui rassemblent plus de 1 000 personnes. Il est aussi prévu un système permettant de vérifier l’authenticité des justificatifs qui sont contenus dans cette rubrique, ou qui sont présentés sur une feuille de papier.

Ce système consiste en une autre application, appelée TousAntiCovid-Verif, qui n’est pas à destination du public, mais de certains professionnels (comme les compagnies aériennes, pour vérifier la validité des documents sanitaires avant l’embarquement et déterminer si vous pouvez effectivement voyager).

Même si elle est réservée à certaines personnes et services autorisés (un usager lambda n'a pas le droit de s'en servir), dans les faits, il n’est pas dit que des usages inappropriés surviennent. Il est difficile de s’assurer que seules les bonnes personnes s’en servent, malgré un rappel des sanctions possibles.

Concernant ces personnes habilitées, Cédric O a indiqué au Parisien qu'elles ne « sauront que le nom, le prénom et la date de naissance de la personne concernée ». Ce sont effectivement les seules informations affichées par TousAntiCovid Verif, mais uniquement, parce que l’application « cache » le reste. Cela n’empêche pas une personne utilisant une autre application d'y accéder sans peine.

« Pour les compagnies aériennes, il y aura une version spécifique, car elles ont obligation d’avoir accès au contenu détaillé, avec la date de vaccination, le type de vaccination, etc. Elles pourront la télécharger sur les stores, avec un contrôle d’accès par identifiant », ajoutait Cédric O. Comme nous venons de le voir, une telle distinction n'a pas vraiment de sens puisque n’importe qui peut accéder au même niveau d'information.

Christian Quest propose une alternative pour protéger les données des utilisateurs : « Plutôt que d’indiquer en clair nom, prénom et date de naissance, utiles pour vérifier quand c’est nécessaire la correspondance avec une pièce d’identité, on aurait pu stocker une empreinte de ces informations (un hash) dans le 2D-DOC », comme c’est le cas avec les mots de passe par exemple.

De plus, « la partie données de santé aurait pu être chiffrée, et donc accessible si besoin uniquement aux détenteurs d’une clé de déchiffrement dont l’accès aurait pu être sécurisé », comme dans le cas des compagnies aériennes ainsi que l’indiquait le secrétaire d'État chargé de la Transition numérique.

Sources : Service Public, CNIL, Broken By Design, Christian Quest
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/02/2021 à 8:21
TousAntiCovid : la CNIL donne son avis sur un projet de décret faisant évoluer le traitement de données de l'application,
notamment en introduisant un dispositif d’enregistrement des visites dans certains établissements recevant du public

La CNIL s’est prononcée, en urgence, le 17 décembre 2020, sur un projet de décret modifiant le décret n° 2020-650 du 29 mai 2020 relatif au traitement de données dénommé « StopCovid ». Ce projet de décret vise à faire évoluer les conditions de mise en œuvre des traitements de données nécessaires au fonctionnement de l'application désormais dénommée « TousAntiCovid ».

L’évolution principale vise à introduire au sein de l’application « TousAntiCovid », dans la perspective de la réouverture de certains établissements recevant du public (ERP : restaurants, salles de sport, salles de spectacles, etc.), un dispositif numérique d’enregistrement des visites dans de tels lieux afin de faciliter l’alerte des personnes les ayant fréquentés sur une plage horaire similaire à celle d’une ou de plusieurs personnes ultérieurement dépistées ou diagnostiquées positives à la COVID-19.

Le projet de décret a également vocation à permettre la collecte et le traitement de nouvelles données nécessaires à la lutte contre l’épidémie et à intégrer les évolutions successives de l’application depuis le déploiement de sa version 2.0 le 22 octobre dernier.

L’avis de la CNIL sur le dispositif d’enregistrement des visites dans certains établissements recevant du public

L’introduction d’une telle fonctionnalité doit permettre de tenir compte des risques particuliers de contamination liés à la fréquentation des ERP et autres lieux accueillant plusieurs personnes. Elle complète la fonctionnalité de suivi des contacts reposant sur l’utilisation de la technologie « Bluetooth » qui permet d’évaluer proximité entre deux ordiphones. La CNIL a considéré que l’utilité, au stade actuel de la lutte contre l’épidémie, d’un dispositif complémentaire d’identification des contacts à risque de contamination est suffisamment démontrée.

Elle relève en outre que l’architecture technique et fonctionnelle du dispositif apporte plusieurs garanties substantielles, de nature à en assurer la proportionnalité :
  • le dispositif ne recourt pas à une technologie de géolocalisation et n’implique pas le suivi des déplacements des utilisateurs de l’application ;
  • aucun identifiant unique n’est lié aux lieux contacts remontés par les utilisateurs dépistés ou diagnostiqués positifs à la COVID-19 ou à ceux transmis lors de l’interrogation du serveur central ;
  • les données sont séparées de celles traitées dans le cadre du protocole ROBERT. Le protocole ROBERT est une contribution conjointe dans le cadre de l'initiative PEPP-PT (Pan European Privacy-Preserving Proximity Tracing), dont le but est de permettre le développement de solutions interopérables de suivi de contacts, respectueuses des normes européennes en matière de protection des données, de vie privée et de sécurité, dans le cadre d’une réponse plus globale à la pandémie.

Néanmoins, la CNIL précise, dans son avis, qu’elle n’est pas pleinement en mesure d’apprécier la proportionnalité de la collecte de données envisagée dès lors que certains éléments, nécessaires à son analyse, n’ont pas encore été définis (liste précise des établissements recevant du public concernés, caractère obligatoire ou facultatif du dispositif pour les établissements, obligation faite aux personnes concernées d’enregistrer leurs visites afin que celles-ci puissent être alertées en cas de risque de contamination).

La CNIL prend acte de ce que les utilisateurs conserveront la possibilité de ne pas utiliser l’application « TousAntiCovid », y compris dans l’hypothèse où l’enregistrement des visites constituerait une obligation pour les personnes concernées, dès lors que deux dispositifs, l’un numérique (codes QR), l’autre non numérique (par exemple un cahier de rappel) seraient mis à leur disposition par les responsables des établissements visés.

Par ailleurs, la CNIL recommande, d’une part, que le caractère obligatoire d’un tel dispositif d’enregistrement des visites soit, le cas échéant, limité aux seuls ERP présentant un risque élevé et, d’autre part, qu’il ne soit pas rendu obligatoire dans les lieux dont la fréquentation est susceptible de révéler des données faisant l’objet d’une protection particulière (lieux de culte, lieux de réunion syndicale, etc.). Des mesures sanitaires appropriées, complémentaires au dispositif des enquêtes sanitaires de droit commun, devraient ainsi être prévues afin de limiter suffisamment le risque de contamination.


L’avis de la CNIL sur la priorisation des cas contacts dans l’accès aux examens et tests de dépistage

La CNIL a estimé, dans son avis, qu’un tel dispositif ne saurait remettre en cause le caractère volontaire de l’utilisation de l’application dès lors que l’accès prioritaire aux examens et tests de dépistage ne sera pas réservé aux utilisateurs de l’application, mais ouvert à tous les « cas contacts ».

Elle recommande néanmoins de clarifier ce point dans l’information fournie, notamment dans l’application elle-même.

Dès les premiers pas de StopCovid, la CNIL a fait valoir que l’utilisation de l’application devrait rester sur la base du volontariat. En conséquence, il ne pourrait pas y avoir de différence de traitement, positif comme négatif, en fonction du téléchargement ou non de l’application par une personne. Un seul écart à noter à cette ligne éthique : la CNIL convenait en novembre 2020 qu’un restaurant pouvait offrir une promotion à ses clients ayant téléchargé TousAntiCovid.

Lors de la mise en place des cahiers de rappels dans les restaurants en octobre 2020, elle avait pris une position similaire, cette fois sur le recueil de données personnelles (prénom, nom, numéro de téléphone) possiblement papier, et non numérique.

Les « cahiers de rappel » : de quoi s’agit-il ? L’ouverture de certains établissements situés dans les zones d’alerte maximale dépend dorénavant du respect d’un protocole sanitaire renforcé. Il comprend notamment la tenue d’un « cahier de rappel » des clients, qui conditionnera leur accès à l’établissement. Ce « cahier » est destiné à collecter les coordonnées des clients présents dans le restaurant, la cafétéria ou l’établissement de restauration rapide, afin de les tenir à disposition des autorités de sanitaires en cas de contamination de l’un des clients.

Ce « cahier de rappel », qu’il s’agisse d’un registre / cahier « papier » ou non (ex. : formulaire en ligne, QR code, etc.), constitue un traitement de données personnelles soumis à la réglementation (RGPD et loi Informatique et Libertés).

Les établissements mettant en place ces « cahiers de rappel » doivent respecter les principes suivants :
  1. Collecter uniquement les données nécessaires : Pour les « cahiers de rappel », les données à collecter doivent se limiter à l’identité de la personne (nom/prénom) ainsi qu’à un seul moyen de contact (numéro de téléphone) : il est interdit de collecter davantage de données.
  2. Limiter l’utilisation des données à la seule transmission aux autorités sanitaires : Les informations collectées dans les « cahiers de rappel » doivent uniquement être utilisées pour faciliter la recherche des « cas contacts », lorsque les autorités sanitaires en font la demande : agents des CPAM, de la CNAM, de l’ARS. Toute autre utilisation (ex. : inviter les clients à une soirée à thème, faire des promotions sur les menus proposés, transmettre les données à des partenaires commerciaux, envoyer un questionnaire de satisfaction aux clients, etc.) est strictement interdite.
  3. Informer les clients : Les clients doivent être informés de l’objet de cette collecte et des droits dont ils disposent concernant leurs données. Cette information doit être délivrée au moment de la collecte de ses données, et sous un format facilement accessible (ex. : une mention d’information intégrée sur le formulaire papier ou électronique à compléter par le client, un panneau d’affichage visible à l’entrée de l’établissement, etc.). Cette mention d’information doit être claire, précise et simple.
  4. Une durée de conservation limitée : Les données collectées dans le « cahier de rappel » devront être détruites au bout de 14 jours, conformément aux préconisations du ministère des Solidarités et de la Santé, quelle que soit leur modalité de collecte (formulaire papier, formulaire en ligne, QR code, etc.).
  5. Sécuriser les données : Le restaurateur devra assurer la confidentialité des données collectées sur ses clients : il ne s’agit pas que chacun ait accès aux coordonnées de l’ensemble des clients présents au même moment que lui !

La CNIL a estimé ceci : « Pour que le consentement recueilli soit valable, la personne doit disposer d’un choix réel sans avoir à subir de conséquences négatives en cas de refus. En pratique, cela signifie que le responsable de traitement ne peut pas refuser l’accès à son établissement, si la personne refuse de communiquer ses données  ».

Avec le retour d’un dispositif de traçage dans les « établissements recevant du public » (ou « ERP »), l’autorité a décidé de modifier sa formulation : « La CNIL recommande d’une part que, le cas échéant, le caractère obligatoire d’un dispositif d’enregistrement des visites soit limité aux seuls ERP présentant un risque élevé (port du masque impossible et autres mesures barrières difficiles à mettre en œuvre) et, d’autre part, qu’il ne soit pas rendu obligatoire dans les lieux dont la fréquentation est susceptible de révéler des données faisant l’objet d’une protection particulière (lieux de cultes notamment) »

Certains établissements pourraient donc être contraints de bloquer l’accès aux personnes qui refusent de participer au dispositif de traçage des contacts (qu’il soit fait grâce à un carnet papier ou une application). Ce serait une première en France depuis le début de la pandémie. Si obligation il y a, la CNIL souhaite qu’elle soit limitée aux « lieux les plus risqués ».

Quoi qu'il en soit, la CNIL a déjà annoncé qu'elle allait à nouveau prendre la parole sur le sujet : La CNIL a relevé que l’architecture technique et fonctionnelle du dispositif apporte plusieurs garanties substantielles de nature à en assurer la proportionnalité (en particulier, pas de géolocalisation). Elle a reconnu l’intérêt du dispositif pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19 et a souligné que l’appréciation concrète de la proportionnalité de la collecte envisagée devrait être affinée lorsque les conditions de réouverture des ERP seraient connues (liste précise des ERP concernés, caractère facultatif ou obligatoire du dispositif d’enregistrements des visites pour les établissements et les personnes concernées, etc.).

Sources : CNIL (1, 2), décret n° 2021-157 du 12 février 2021 modifiant le décret n° 2020-650 du 29 mai 2020 relatif au traitement de données dénommé « StopCovid »

Et vous ?

Quelle lecture en faites-vous ?
9  0 
Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/06/2021 à 20:48
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Dans sa délibération, la CNIL émet des doutes quant à la sécurité des données transmises.
Des doutes...
Des doutes ?
Elle voit noir sur blanc que les données sont en clair et elle se contente d'émettre des doutes sur la sécurité des données ?
Elle se fout de qui là, la CNIL ?

Encore un bel exemple de son abandon de poste. Quand c'est ambiguë, elle se garde bien de dire quoi que ce soit, et se contente de relever les évidences grosses comme des maisons en les relativisant. C'est juste honteux !

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Si ces modalités de stockage peuvent être admises compte tenu des contraintes techniques et de la nécessité de mettre en œuvre, à brève échéance, le système de contrôle des justificatifs, elle appelle néanmoins le Gouvernement à mettre en place des mesures d’information des personnes
C'est le gouvernement qui décide des dates. S'il n'est pas capable de fournir ce qu'il faut en temps et en heure, il recule la date. S'il ne veut pas reculer la date, alors qu'il mette les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité en temps et en heure. Si c'est une question de sécurité sanitaire, et vu le temps qu'on a passé chez nous, on n'est plus à une semaine près. Ça fait combien de temps qu'il bosse sur cette foutue application ? Non, un tel niveau de sécurité n'a rien d'acceptable.

Gouvernement d'incompétents soutenu par des contrôleurs incompétents ! C'est juste scandaleux !
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 2:12
Moi je veux bien faire la prochaine appli du gouvernement, seulement 1 M € au lieu de 6 M €, offre spéciale Black friday

Macron, j'attends ton coup de fil

PS : je n'oublierais pas évidement de verser 500 000 € à la fondation Brigitte Macron comme convenu la dernière fois
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/01/2021 à 13:36
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
La personne flash ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu.
Je crois qu'il faut également que le téléphone soit connecté à internet

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
L’avis du CCL-Covid évoque que les codes QR pourraient être déployés dans un large éventail de lieux publics fermés où le risque de transmission du SARS-CoV-2 est élevé, dont les transports en commun. Le cabinet de Cédric O précise quant à lui que la fonctionnalité a surtout été pensée pour accompagner la réouverture des bars, restaurants et salles de sport, dont la date n’est toujours pas connue.
Il y a quelque chose que je n'ai pas trouvé dans l'article :
- Est-ce qu'il est possible d'entrer dans le lieu public sans flasher le QR Code ?
- Si ce n'est pas le cas, comment on contrôle qu'une personne a flashé le QR Code avec succès ? Et comment on l'empêche d'entrer dans le lieu public si elle ne l'a pas fait ?

Par contre si c'est facultatif, il n'y a aucun problème, les gens qui n'ont pas de smartphone pourront aller au bar et à la salle de sport.
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 12/03/2021 à 11:11
TousAntiCovid : le scan de QR codes via l'application pourrait entrer en phase de test dans les prochains jours,
au sein des restaurants réservés aux routiers

En janvier, dans un document édité par le Comité de contrôle et de liaison covid-19 (CCL-Covid), chargé de conseiller le gouvernement sur les dispositifs numériques de lutte contre la pandémie, il était prévu une nouvelle fonctionnalité à l’application française TousAntiCovid : l’utilisation de codes QR comme dispositif de traçage des contacts. Ils seraient placés à l’entrée des lieux clos, comme les restaurants et les transports en commun.

CCL-Covid a expliqué que « de manière simplifiée, un code QR sera positionné à l’entrée de certains lieux à risque (liste des lieux en cours d’identification en lien avec SPF [Santé publique France, NDLR]). La personne flashe ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu. Si une personne, qui a été dans le même lieu sur la même plage horaire, se déclare dans l’application, la personne ci-avant reçoit une notification de contact warning, dit à ‘risque modéré‘ (impliquant la surveillance des symptômes, etc.). Si trois personnes se sont déclarées, et étaient sur la même plage horaire, alors la personne reçoit une notification classique de contact tracing à ‘risque élevé’. »

Le principe est donc le suivant : à l’entrée de l’établissement, les clients seront invités à scanner le QR code associé à l’établissement lors de leur visite. Si un utilisateur ayant déjeuné ou dîné au même endroit au même moment se déclare positif dans les jours qui suivent, une alerte sera alors envoyée aux autres clients.

D’après une source gouvernementale, les équipes de TousAntiCovid étudient le déploiement de plusieurs niveaux d’alerte, selon la taille de l’établissement, en concertation avec Santé publique France, mais également avec l’UMIH, le syndicat des hôteliers et restaurateurs.

Dès lors, un restaurant de petite surface ayant accueilli un malade du Covid-19 pourrait voir l’ensemble des clients notifiés en tant que cas contact, tandis que les établissements de plus grande taille (ce qui implique une moindre proximité et un moindre risque de contamination) verraient l’envoi de notifications « intermédiaires ». Les autres clients seraient alors avertis, mais ne seraient pas considérés comme cas contact aux yeux de l’Assurance maladie.

Rappelons que si le traçage par Bluetooth continuera à être utilisé (en gardant une liste des smartphones détectés aux alentours), il sera complété par l’utilisation de QR code. La CNIL a considéré que l’utilité, au stade actuel de la lutte contre l’épidémie, d’un dispositif complémentaire d’identification des contacts à risque de contamination est suffisamment démontrée. Néanmoins, dans un avis, la CNIL a précisé qu’elle n’est pas pleinement en mesure d’apprécier la proportionnalité de la collecte de données envisagée dès lors que certains éléments, nécessaires à son analyse, n’ont pas encore été définis (liste précise des établissements recevant du public concernés, caractère obligatoire ou facultatif du dispositif pour les établissements, obligation faite aux personnes concernées d’enregistrer leurs visites afin que celles-ci puissent être alertées en cas de risque de contamination).

En attendant, selon une source gouvernementale, le scan de QR codes via l'application TousAntiCovid va faire l'objet d'une première phase de test dans les prochains jours au sein des restaurants réservés aux routiers actuellement ouverts. Ces derniers l'ont accepté en prévision de la réouverture de leurs établissements. Ce protocole ne va pas s'appliquer aux terrasses, mais sera obligatoire dans les salles intérieures, sous peine d'amende pour les restaurateurs réticents.

Une autre source gouvernementale proche du dossier indique que « Les imprimeurs qui seront chargés de fournir les codes, les affiches et les autocollants pour les restaurants ont été trouvés ». Pour sa part, le ministre de la Culture estime que le scan d'un QR code est une « option est envisageable » avant toute visite au musée, au théâtre ou au cinéma.

TousAntiCovid a déjà été téléchargé 13 millions de fois selon Thomas Jaussoin, directeur général de Lunabee Studio, notant qu'il y a eu plus de 100 000 notifiés par l'application : « On en est à peu près à 13 millions de téléchargements depuis le 2 juin 2020. On a passé cette semaine les 100 000 notifiés par l'application, c'est-à-dire des gens qui ont reçu une alerte sur leur téléphone pour leur dire qu'ils ont eu un contact potentiellement à risque ».


Le Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, Cédric O, avait déjà annoncé sur son compte Twitter ce 10 mars le franchissement de ce cap : « Ce matin, + de 100 000 personnes ont été alertées par TousAntiCovid. Elles ont pu s’isoler, se faire tester et éviter des contaminations. #TousAntiCovid sauve des vies. Plus nous serons nombreux à la télécharger, plus elle sera efficace ! »

Ce 10 mars, le nombre de téléchargements de l’application a atteint les 13,5 millions, pour un total de 175 000 cas déclarés dans l’application. Si 20 % de la population française a désormais téléchargé TousAntiCovid, les 175 000 cas déclarés ne correspondent qu’à 4,5 % des quelque 3,9 millions de cas de Covid recensés à ce jour (s'il fallait être plus précis, nous parlerions plutôt de 4,6 % en retranchant les 150 000 cas détectés avant le 2 juin 2020 et le lancement de StopCovid, première version de TousAntiCovid).

Alors l'application connaît-elle du succès ? Non, selon Thomas Jaussoin : « on ne peut pas qualifier ça de succès. On essaye en permanence d'avoir plus de monde qui l'utilise, car plus de monde qui l'utilise c'est plus d'alertes pour aider les gens à appliquer les mesures barrières et s'isoler en cas de besoin. Le but ultime, c'est de casser les chaînes de transmission du Covid avec cet outil, parmi un dispositif sanitaire ».

Avec le retour d’un dispositif de traçage dans les « établissements recevant du public » (ou « ERP »), la CNIL recommande d’une part que, le cas échéant, le caractère obligatoire d’un dispositif d’enregistrement des visites soit limité aux seuls ERP présentant un risque élevé (port du masque impossible et autres mesures barrières difficiles à mettre en œuvre) et, d’autre part, qu’il ne soit pas rendu obligatoire dans les lieux dont la fréquentation est susceptible de révéler des données faisant l’objet d’une protection particulière (lieux de cultes notamment).

Certains établissements pourraient donc être contraints de bloquer l’accès aux personnes qui refusent de participer au dispositif de traçage des contacts (qu’il soit fait grâce à un carnet papier ou une application). Ce serait une première en France depuis le début de la pandémie. Si obligation il y a, la CNIL souhaite qu’elle soit limitée aux « lieux les plus risqués ».

La CNIL a relevé que l’architecture technique et fonctionnelle du dispositif apporte plusieurs garanties substantielles de nature à en assurer la proportionnalité (en particulier, pas de géolocalisation). Elle a reconnu l’intérêt du dispositif pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19 et a souligné que l’appréciation concrète de la proportionnalité de la collecte envisagée devrait être affinée lorsque les conditions de réouverture des ERP seraient connues (liste précise des ERP concernés, caractère facultatif ou obligatoire du dispositif d’enregistrements des visites pour les établissements et les personnes concernées, etc.).

Source : Cédric O, CNIL

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Que pensez-vous des niveaux d'alerte préconisés ?

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Avatar de ijk-ref
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/03/2021 à 17:00
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
La France vient de perdre plus de 250 milliards à cause du covid et de la médiocrité intersidérale de la santé, et Anticor s'inquiète du coût dérisoire d'une application. Application qui ne sert probablement à rien mais qu'il serait bête de ne pas avoir dans le cas contraire. Ces associations n'ont plus les pieds sur terre elles non plus.
Rien ne tient dans tes propos. Anticor est une association anticorruption donc elle est dans son rôle de dénoncer une potentielle corruption. Sa fonction n'est pas de jouer aux cartes et de se plaindre du coût du Covid dû à sa gestion. C'est encore plus ridicule quand tu prétends qu'elle dénonce l'utilisation d'une telle application alors que c'est clairement écrit que ce n'est pas sa fonction.
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 15:34
TousAntiCovid : le gouvernement ajoute une fonctionnalité permettant d'enregistrer les résultats des tests PCR et antigénique
le certificat de vaccination devrait être ajouté avant la fin du mois d'avril

Le gouvernement français a annoncé lundi qu'une nouvelle fonctionnalité a été ajoutée à l'application de suivi des contacts TousAntiCovid. Appelée TousAntiCovid-Carnet, cette dernière vous permet d'ajouter les résultats de vos tests PCR et antigéniques dans l'application pour les présenter à un tiers. Plus tard dans le mois, elle permettra également d'ajouter la preuve de votre vaccination, notamment votre certificat de vaccination, ce qui vous permettra de prendre l'avion ou d'aller à l'étranger.

Depuis la sortie de l'application de suivi des contacts TousAntiCovid l'été dernier, elle a été mise à jour à plusieurs reprises pour suivre l'évolution de la pandémie, mais aussi pour préparer la vie post-Covid. Il y a eu, par exemple, l'ajout de la fonctionnalité permettant d'utiliser des codes QR comme dispositif de traçage des contacts, qui ont été placés à l’entrée des lieux clos, comme les restaurants et les transports en commun. TousAntiCovid permet déjà de visualiser les chiffres sur l'évolution de la pandémie dans l'Hexagone et permet aussi aux utilisateurs de générer des attestations numériques pour leurs déplacements.



Cette fois, le gouvernement français veut en faire un "carnet de santé numérique" devant faciliter les déplacements de la population à mesure que les vaccins sont déployés et que la pandémie régresse. À ce titre, le secrétaire d'État au numérique Cédric O a annoncé lundi que l'application a fait l'objet d'une importante mise à jour. Dans un premier temps, cette mise à jour donne à l'utilisateur la possibilité d'intégrer les résultats de ses tests PCR et antigéniques. Selon le gouvernement, cette fonctionnalité permettra aux gens de voyager facilement vers des régions comme la Corse, qui demandent un test PCR négatif de moins de 72 heures.

Alors, comment ça marche ? En effet, les résultats des tests (PCR comme antigénique), effectués dans un laboratoire ou en pharmacie, sont envoyés au fichier central SI-DEP de l'Assurance-maladie pour suivre l'évolution de l'épidémie. Désormais, ces résultats pourront être authentifiés avec une signature numérique sous la forme d'un code QR. Une fois un test Covid effectué, le patient recevra un SMS contenant un lien vers le résultat du test, hébergé sur la plateforme SI-DEP. Le document, c'est-à-dire le résultat, pourra ensuite être téléchargé et imprimé, ou exporté vers TousAntiCovid-Carnet.



Dans le cas des Français qui ne disposent pas d’un ordinateur ou d'une connexion internet, ils récupéreront le document chez le professionnel de santé ayant effectué le test. Ainsi, les voyageurs pourront toujours présenter la version papier du test ou du certificat de vaccination. « L'objectif est de faciliter la vie des Français », a déclaré Cédric O.

Outre les résultats des tests PCR et antigéniques, le gouvernement prévoit aussi d'ajouter le certificat de vaccination à l'application TousAntiCovid, toujours via la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet. Pour rappel, le certificat de vaccination est un document qui vous est délivré après vaccination et que vous devez présenter lors des contrôles pour vos voyages aériens. Dès le 29 avril prochain, il sera possible d'intégrer une forme numérisée de son certificat de vaccination à TousAntiCovid pour faciliter sa mobilité. Il vous suffira de scanner dans TousAntiCovid le code QR qui figure sur le document que vous a remis le centre de vaccination.

« Il est développé pour favoriser les déplacements nécessitant un contrôle sanitaire en stockant les documents sanitaires demandés, notamment lors des passages aux frontières », a déclaré le gouvernement. Il a ajouté qu'à partir de mi-mai, les personnes vaccinées avant le 29 avril 2021 pourront consulter le site Ameli.fr pour récupérer leur certificat authentifié de vaccination et le transférer vers TousAntiCovid-Carnet. Selon le gouvernement, la connexion sécurisée se fera via FranceConnect. De plus, plus tard dans l'année, ce code QR pourra être lu par les terminaux NEO des forces de l'ordre en France.



Selon Cédric O, cette fonctionnalité s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Union européenne visant à mettre en place un "certificat vert numérique" (Digital Green Certificate) en vue de faciliter la circulation des personnes dans l'Union à partir de la seconde moitié de cette année. « La fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet est alignée avec les travaux de la Commission européenne, qui a présenté le 17 mars 2021 sa proposition de certificat vert numérique, afin de garantir une interopérabilité de l’outil au niveau européen et international », indique le site de l'application.

Source : Procédure pour importer son certificat de test, Digital Green Certificate

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Avatar de Almopine
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/12/2020 à 15:17
Ayant travaillé sur des applications TRES grand publique, je connais pas mal le sujet de la géolocalisation

Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?
Les coûts de développement ne me choque absolument pas, c'est exactement ce qu'aurais déboursé une entreprise en voulant se lancer dans une nouvelle application rapidement, c'est à dire, créer un comité d'expert en interne de 7/8 personnes dédiées qui vont à leur tour prendre chacun des prestataires pour faire l'avant projet et pouf tu as déjà dépassé largement le million de budget avant même d'avoir écrit le moindre cahier des charges.

Seulement après des semaines de réunionnite aigu, on se décide enfin à prendre un presta pour la réalisation cette fois, prestataire qui lui même vas externaliser auprès d'un autre qui n'est absolument pas un expert sur les applications mobiles. Et surtout le médiocre cahier des charges n'est pas réalisable parce que au final PERSONNE connaissait réellement les spécificités des applications mobiles.

L'exemple même, c'est qu'ils ne savaient pas qu'Apple interdit aux tiers d'accéder à des fonctionnalités pour identifier les appareils autours par le bluetooth et qu'ils sont allé leur demander de lever ce verrou, chose qu'Apple a déjà refusé à l'état américain il y a plus de 10 ans donc bien sûr qu'ils se sont heurtés à un mur ... Apple à littéralement envoyé un lien de leur documentation pour leur expliquer qu'ils devaient demander la permission à l'utilisateur pour le faire mais que ça ne serait pas une fonctionnalité par défaut de l'OS. Le principe de permission sur iOS c'est littéralement le truc le plus BASIQUE du développement et là on était à plus de 3 mois de projets déjà

Le coût d'hébergement vue les données et la sensibilité de celle-ci, ça me choque pas. L'Etat français ne peut pas se permettre de déconner la dessus.

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?
Déjà c'est une première expérience pour l'état français d'avoir une application pour s'aider en temps de crise, donc forcément il y allait avoir des ratés. Le projet reste une réussite, son coût est TRES loin d'être exorbitant surtout qu'il y avait la communication, au final l'application fonctionne.

Le problème c'est qu'elle est sortie 4/5 mois trop tard.

Pour éviter ce genre de situation, il faut du génie civil, il faut des tasks forces capable de répondre rapidement à toute problématique, à défaut d'avoir des experts embauché en permanence par le gouvernement, ils doivent être identifié et pouvoir rapidement apporter leurs expertises, c'est pourquoi il est important d'avoir de la recherche en IT chose qui nous fait défaut.

Les défauts du projet sont pas lié à l'état mais au prestataire derrière.
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Avatar de smarties
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/03/2021 à 12:32
Les licences (69.676 € TTC/an), le support utilisateur (720.000€ TTC/an), l’animation du déploiement (432.000€ TTC/an), l’hébergement (576.000€ TTC/an)
Licences, ils utilisent un SGBD propriétaire à ce prix là ? Oracle ?
Support utilisateur : ça doit faire environ 25 personnes
Hébergement : le prix me parait beaucoup trop élevé
Animation du déploiement : le prix me parait beaucoup trop élevé aussi
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